Question à Nigel Henri, peintre

Notre compatriote Nigel Henri, peintre, était à l'honneur en fin novembre chez les dalons mauriciens où il participait à la première Triennale d'Art Contemporain de Maurice. Les toiles de Nigel Henri lui ont valu le deuxième prix de cette foire des artistes à laquelle de nombreux peintres de la zone Océan Indien et d'ailleurs ont pris part. Notre jeune artiste qui doit sa participation au Conseil National des Arts à qui il reste d'ailleurs reconnaissant n'est donc pas passé inaperçu à cette première Triennale.

Notre confrère l'express de Maurice l'a rencontré pour une interview que nous reproduisons in extenso dans ces colonnes.

Nigel Henri, vous êtes originaire des Seychelles.

Quelles sont vos impressions de la première Triennale d'Art Contemporain de Maurice, à laquelle vous participez?

Aux Seychelles, nous avons l'habitude de ce genre de manifestations. Nous avons une biennale d'Art contemporain depuis longtemps déjà. Je pense que c'est une très bonne chose pour Maurice d'avoir créé une telle plate-forme culturelle.

Comment réagit le public mauricien devant vos tableaux?

Assez bien. C'est la première fois que j'expose ici. Je suis venu par curiosité, pour découvrir les artistes mauriciens et leur travail.

Et ceux qui viennent voir mes tableaux à l'Alliance Française le font aussi par curiosité. J'ai rencontré plein de gens et j'ai pu établir quelques contacts. Mais je trouve toutefois dommage que l'on n'ait pas eu plus de temps pour rencontrer et discuter avec les artistes d'ici.

Vous peignez beaucoup le quotidien, les ports... Avez-vous trouvé de l'inspiration à Maurice?

Moi mo content bazars. Le marché de Port-Louis me fait exploser. J'y ai déjà passé beaucoup de temps mais je reviendrai à Maurice rien que pour y aller et peindre ces scènes.

Vous êtes très connu en Allemagne, mais vous considérez-vous toujours comme un peintre seychellois ou un peintre de l'océan Indien?

Je suis tout simplement un peintre créole. Enn la tête crépi qui peint. Dans l'océan Indien, je ne suis connu qu'aux Seychelles. J'ai fait plusieurs expositions là-bas avant d'aller en Angleterre et en Allemagne pour des études. Je me suis ensuite fait connaître en Europe, plus particulièrement en Allemagne.

Et désormais à Maurice...

Oui, grâce à la Triennale. Le gouvernement fait enfin bouger les choses. Mais il faudra tout de même faire attention à ces histoires d'Art Contemporain: il ne faut pas trop se pencher vers la modernité. L'art contemporain doit se développer mais sans trop de cancan. J'entends beaucoup de critiques d'artistes...il faut laisser les artistes travailler, peindre, sculpter et surtout exposer. Mais je crois qu'avec la Triennale, c'est bien parti.

Propos recueillis par S.S.

(Nigel Henri tient à adresser ses sincères remerciements au Conseil National des Arts sans lequel sa participation à la Triennale aurait été impossible)

Diesen Artikel finden Sie im Original unter http://www.seychelles.net/seynat/archives/601401202.html.